L’ISNI a pris connaissance de la lettre envoyée à la ministre de la Santé par la FHF, la conférence des DG de CHRU et de CH, des présidents de CME de CHU et de CH ainsi que des doyens de faculté de médecine appelant à repousser d’un semestre la mise en place du décret relatif au temps de travail des internes.

L’Inter Syndicat National des Internes tient à rappeler que ce décret est lié à une mise en demeure de la France par la Commission Européenne suite à son enquête de 2012 démontrant qu’il existe clairement des abus dans le temps de travail des internes en particulier le non respect d’un repos de sécurité après 24h de travail.
Il semble qu’il soit difficile pour les établissements d’envisager une réduction du temps de travail des internes sur une semaine allant du lundi au samedi matin et comprenant 10 demi-journées au lieu de 11 comme actuellement. Nous tenons à rappeler que le mouvement de grève des internes du 17 novembre dernier visait justement à dénoncer « l’usine à gaz » que constitue ce texte et demandait à borner le temps de travail des internes du lundi au vendredi afin de simplifier la mise en œuvre de la directive, solution refusée par nos tutelles et les établissements.
Par ailleurs, l’ISNI est ravi de constater que l’ensemble des signataires reconnaît que les internes sont la pierre angulaire du fonctionnement des services hospitaliers et nous les rejoignons sur le retard de finalisation des arrêtés satellites pourtant indispensables à la mise en œuvre du décret pour le début du semestre.
Cependant, l’ISNI rappelle que les internes sont des praticiens en formation et que l’adaptation du temps de travail est discutée depuis 2 ans. Les établissements n’ayant exprimé aucune volonté de prendre part à une réduction efficiente du temps de travail des internes, il nous semble insultant de demander un report de la mise en place de ce décret. « La menace de sanctions financières les oblige à se préoccuper enfin du sujet ! »
L’argument du « changement culturel » et des « habitudes des services » n’est pas recevable ! Il y a urgence à améliorer les conditions de formation des internes. Les internes n’ont pas à payer le prix des difficultés financières ou de gestion des établissements, il en va de la qualité de leur formation mais surtout de la sécurité des soins et de la santé des jeunes médecins, dernier point ô combien occulté…
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  • Jérôme PINOT – Porte Parole de l’ISNI – porte-parole@isni.fr | 06.76.26.29.99

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